En 2019

Alors les vacances, ça sera pour une autre fois !

Si à la mi-juin j’avais rédigé en temps et en heure ma dixième chro­nique, j’au­rais eu l’em­bar­ras du choix en matière de sujets. Fran­che­ment, il y avait large­ment de quoi faire par rapport à mes thèmes de prédi­lec­tion sauf qu’à force de procras­ti­ner, je me suis fina­le­ment laissé soudoyer par la paresse et j’ai pris le chemin enso­leillé de l’oi­si­veté. J’ai tout laissé en plan ! Si rêvas­ser est un passe-temps déli­cat et éthéré que j’ap­pré­cie avec gour­man­dise, il n’em­pêche que le texte de la chro­nique est resté en suspens durant plusieurs semaines. Une page blanche archi­vée sur l’or­di­na­teur avec juste pour appel­la­tion chro­nique n°10. C’est sûr, ça ne claque pas pour un titre ! Quant aux thèmes choi­sis, ils fanèrent peu à peu tel un bouquet de fleurs oublié. Puis dès que la période esti­vale a démarré, j’ai réagi comme tout le monde en refu­sant de parler de boulot, de projets profes­sion­nels ou de sujets qui assom­bri­raient l’es­prit et les jour­nées d’été. Je n’ai plus rien écrit car je me voyais déjà partir en vacances.

 
Pour­tant il y a quelques jours, une ques­tion assaillit mon esprit distrait et alan­gui par ces longues jour­nées de chaleur. Pourquoi diable certains sujets d’ac­tua­lité n’in­té­ressent plus personne durant l’été ? Du moment où les portes des écoles se ferment jusqu’en septembre, il n’y a plus qu’un seul sujet qui compte dans l’hexa­gone : LES VACANCES. Ces congés si chère­ment méri­tés et atten­dus depuis les précé­dents. Les amis, la famille ou les collègues de travail rabâchent à longueur de jour­née, et cela depuis le début du mois de juillet, leurs projets de péré­gri­na­tions et leur emploi du temps durant leurs congés. Pas moyen d’y échap­per ! Aussi, le monde peut bien s’écrou­ler autour d’eux, ils s’en contre­fichent tant que leurs vacances ne sont pas remises en cause. Pendant une, deux ou trois semaines, ils quittent leurs petites habi­tudes du quoti­dien que certains subissent durant le reste de l’an­née. Quitte à prendre un crédit pour finan­cer le voyage, ils ne sont plus à une dépense près. Et pour ceux qui ne parle­raient pas de ces fichus vacances ? Eh bien soit ils sont absents puisqu’en congés (les chan­ceux va !), soit ils en reviennent (donc dégoû­tés de reprendre le travail) ou la pire de toutes les caté­go­ries… la troi­sième, ceux qui n’en n’ont pas (c’est vache ça !).
 
Et toi mon cher Jean-Michel, qu’as-tu donc fait ces dernières semaines ? Oh moi, rien ! J’ai voulu jouer à la cigale en chan­tant, nuit et jour à tout venant, jusqu’à l’au­tomne. Je voulais oublier la besogne, le temps et les chagrins. Est-ce ma faute si la France tourne au ralenti en juillet et se grippe en août et cela depuis des décen­nies ? Alors pourquoi voudriez-vous que je m’em­presse de rédi­ger ma dernière chro­nique avant la rentrée de septembre ? J’ai le temps me suis-je dit pour me rassu­rer. Pour­tant le mois dernier, j’étais plein de bonne volonté lorsque j’ai voulu rédi­ger mon papier. Vrai­ment ! Main­te­nant je me retrouve comme un écri­vaillon du dimanche qui ne sait comment se dépa­touiller de la situa­tion dans laquelle il se trouve par sa faute car voilà, il n’a plus l’ins­pi­ra­tion qui lui sauve­rait la mise. Aucun sujet ne lui traverse l’es­prit. Son élec­tro­car­dio­gramme est à plat ! Quel silence. 
 
Et quand bien même si j’avais un sujet socié­tal ou litté­raire inté­res­sant à parta­ger, je ferais choux blanc. Abor­der un thème en été qui n’au­rait aucun lien avec la période esti­vale serait une aven­ture bien périlleuse pour capti­ver un lecto­rat. Déjà que je n’en ai pas beau­coup, les quelques moti­vés restants clique­raient assez vite sur l’on­glet du navi­ga­teur pour que mon blog dispa­raisse. En ce moment, les français sont foca­li­sés sur les régimes, le bron­zage, le physique, les lieux à visi­ter, la météo, la sélec­tion de maillots de bain à ache­ter, la desti­na­tion para­di­siaque à déni­cher à petit prix et que sais-je encore. Ah oui peut-être des fantasmes et des envies d’aven­tures salaces pour l’été. Alors au lieu de tenter de noir­cir cet espace blanc avec des para­graphes ne racon­tant pas grand-chose, et puisque je ne sais pas quoi vous narrer, il serait tant d’en finir. Vous ne croyez pas ? Toute­fois, il ne me reste plus qu’une chose à vous écrire : Bonne vacances à vous tous… les petits chan­ceux ! Ben oui, moi fina­le­ment, je fais partie de la troi­sième caté­go­rie. Un poète, cela vit peut-être d’amour et d’eau fraîche toute l’an­née mais à un moment, il faut penser à payer ses factures. Alors les vacances, ça sera pour une autre fois !

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