La Plume Culturelle

A Florange, Guy Carlier joue la première de son one man show

Chro­niqueur à Europe 1 dans la mati­nale de Marc-Olivier Fogiel, Guy Carlier va jouer la première de son one man show, « Ici et main­te­nant », à la Passe­relle de Florange (57) le 7 mai prochain. Un spec­tacle promis il y a cinq ans au public mosel­lan et que l’hu­mo­riste a voulu hono­rer. Un voyage auto­bio­gra­phique autour de son enfance mais égale­ment de celle des autres, la nôtre, qu’il parta­gera en toute passion avec le public.

Si Guy Carlier ne connaît pas toute la Lorraine sur le bout des doigts, il y a un lieu qu’il affec­tionne parti­cu­liè­re­ment dans la région : la Passe­relle de Florange. Pour y être venu assez souvent, l’hu­mo­riste à la plume caus­tique et inci­sive a su se tailler une petite place dans le cœur du public floran­geois. Et puis, c’est égale­ment la rencontre il y a cinq ans avec Pascal Jaskula, le patron de l’éta­blis­se­ment cultu­rel, qui a été à l’ori­gine de l’écri­ture de son one man show, au départ un best of des chro­niques télé de l’époque, pour pouvoir le jouer  en Moselle. Pour des raisons de santé, la pres­ta­tion n’a pas pu se réali­ser. « Dès que je serai dans une forme plus accep­table », expliquait Guy Carlier, en 2006, lors d’une soirée sur place avec ses acolytes d’an­tan de l’émis­sion « le fou du roi » avec Stéphane Bern sur France Inter, « c’est chez vous que je ferai mon premier spec­tacle ». Aujourd’­hui, le vœu s’exauce enfin.

« Je travaille beau­coup avec l’af­fec­tif et j’ai besoin de cela… »
« Je viens tout juste de termi­ner l’écri­ture du spec­tacle », signale Guy Carlier qui avoue à demi-mot avoir sous-estimé l’am­pleur de la tâche. « J’ai mis la barre assez haut et je ne veux pas déce­voir les gens », précise-t-il encore. Le chro­niqueur de la mati­nale d’Europe 1, a noué une rela­tion senti­men­tale avec Florange et son public qu’il ne faut pas trahir. Aussi s’en­toure-t-il de personnes qu’il appré­cie pour mettre sur pied son projet : Laurent Ruquier qui produira son spec­tacle et François Rollin qui s’oc­cu­pera de la mise en scène. « Je travaille beau­coup avec l’af­fec­tif, j’en ai besoin pour fonc­tion­ner », indique l’in­té­ressé. Pour plai­san­ter, il signale encore : « Si j’avais 25 ans et un plan de carrière devant moi, les choses seraient peut-être diffé­rentes ».

« Ici et main­te­nant » : Auto­bio­gra­phie et frus­tra­tions
Le fil conduc­teur du scéna­rio situe l’his­toire avant même la rencontre avec le public. Qu’il soit de Florange ou d’ailleurs, d’où le nom de son one man show « Ici et main­te­nant ». Guy Carlier va y parler de son enfance en incluant des évène­ments que chacun de nous pour­rait vivre durant son exis­tence. « Je ne suis plus dans la vanne systé­ma­tique, et la construc­tion du show n’est pas une simple accu­mu­la­tion de sketches façon Dubosc », explique l’au­teur. Il rajoute : « je mêle plutôt un récit auto­bio­gra­phique qui inclut de l’émo­tion, avec ce que tout un chacun pour­rait connaître dans sa vie ». Autre exemple de sujet : son poids, et des anec­dotes avec les ascen­seurs, mais aussi la sexua­lité fémi­nine et les frus­tra­tions de ces dames à cause de leurs parte­naires mascu­lins. L’ar­tiste y évoquera, avec sincé­rité, les diffé­rentes facettes de sa person­na­lité, même son étiquette de « sniper » durant sa période télé­vi­suelle. « Je suis rentré dans ce métier à quarante ans et je suis passé de l’autre côté du miroir. D’un seul coup, je suis devenu l’ami des artistes. Mais ce qui plaît au public, c’est que je le chambre, que j’ap­puie là où ça fait mal, et je trouve qu’il n’y a pas incom­pa­ti­bi­lité dans l’exer­cice », conclut-il.

Un spec­tacle plein de surpri­ses…
Pour l’un de ses person­nages, il s’est inspiré d’un petit bonhomme de la SNCF qu’il a vu un matin, aux aurores. Vêtu d’un gilet fluo­res­cent, son travail consis­tait à annon­cer, à l’aide d’une trom­pette, l’ar­ri­vée d’éven­tuels trains de nuit aux ouvriers travaillant sur le chan­tier de la voie ferrée pour qu’ils se réfu­gient sur le bas-côté. « J’ima­gi­nais qu’il aurait voulu être Miles Davis et que le destin en avait décidé autre­ment. Alors je me figure qu’il est peut-être frus­tré », explique Guy Carlier qui jouera égale­ment de la trom­pette sur scène ! D’ailleurs il y aura d’autres surprises pour les spec­ta­teurs. Après Florange, l’hu­mo­riste compte bien se produire tous les week-end jusqu’à la fin de l’an­née. S’il ne recon­duit pas une nouvelle saison à Europe 1, en septembre, Laurent Ruquier souhaite qu’il débute ses repré­sen­ta­tions à Paris dès janvier prochain. Sinon il faudra attendre la rentrée de 2011 pour le voir sur les planches pari­siennes. Pour l’heure, ce sont les Lorrains qui ont la primeur de son travail… et nous n’al­lons pas nous en plaindre.


Article publié le 3 mai 2010 dans le bimé­dia lorrain La Plume Cultu­relle.

Photo : ©LPC – De belles surprises attendent les spec­ta­teurs qui vien­dront voir le one man show, « Ici et main­te­nant », de Guy Carlier le 7 mai prochain à la Passe­relle de Florange.


 

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